Dans l'agglomération rouennaise, les PME de la sous-traitance industrielle engagent un cycle d'investissement rarement observé ces dernières années. Machines à commande numérique de nouvelle génération, cellules robotisées, logiciels de supervision : les ateliers se transforment pour répondre aux exigences de leurs donneurs d'ordres.
La compétitivité passe par l'outil de production
Les dispositifs d'accompagnement régionaux et nationaux jouent un rôle d'accélérateur, en finançant une partie des diagnostics et des équipements. Pour beaucoup d'entreprises, la modernisation répond aussi à un enjeu énergétique : réduire la facture d'électricité et de gaz devenue un poste de coût majeur.
« Chaque euro investi dans l'atelier doit servir deux objectifs à la fois : produire mieux et consommer moins », explique un dirigeant du secteur.
Le défi des compétences
Reste la question des hommes et des femmes qui feront tourner ces équipements. Les industriels rouennais multiplient les partenariats avec les lycées professionnels et les centres de formation d'apprentis pour attirer des jeunes vers des métiers en tension : usinage, maintenance, chaudronnerie.
Une certitude se dégage des échanges avec les chefs d'entreprise : la modernisation n'est plus une option, mais une condition de survie face à une concurrence qui ne se limite plus aux frontières régionales.
