Delphine Bunel
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Ce que raconte cet épisode
Il y a des phrases qui restent. Celle de Delphine Bunel sur son hypersensibilité en fait partie : sur dix-neuf commentaires positifs, c'est le seul négatif qu'elle retient, et qu'elle travaille pour aller chercher la personne qui l'a formulé. Longtemps vécue comme un poids, presque une pathologie selon ses propres mots, cette sensibilité est devenue avec le temps une force qu'elle assume pleinement.
Un parcours qui ne suit pas la ligne droite
Rien, chez Delphine Bunel, n'a été écrit d'avance. Elle voulait enseigner l'EPS, rate le concours, et bifurque vers la formation dans un CFA du bâtiment, un secteur où elle restera plus de vingt ans. Le rugby arrive presque par accident dans cette trajectoire, sans plan de carrière ni ambition affichée, avant de devenir un fil conducteur : joueuse d'abord, puis dirigeante, puis présidente.
Cette suite de bifurcations dessine un profil qui avance par les opportunités plutôt que par un chemin tout tracé. C'est aussi ce parcours qui l'a menée à créer Figures de Skills, son entreprise, tout en continuant de présider le Rouen Normandie Rugby.
Une enfance sage, un mot d'ordre : aller jusqu'au bout
Née à Rouen, grandie à Grand-Quevilly dans une famille où le sport occupait une place centrale, Delphine Bunel décrit une enfance sage et obéissante, loin des sentiers de traverse. Mais déjà, cette enfant timide va vers les autres : le jour de la rentrée en maternelle, pendant que les autres enfants pleurent, elle console. Un réflexe d'accompagnement qui ne l'a jamais quittée.
De ses parents, elle retient une leçon simple et répétée sans relâche : fais ce que tu veux, mais va jusqu'au bout de ton idée et travaille. Une phrase entendue tout au long de son adolescence, qui a fini par structurer sa manière d'aborder chaque projet, professionnel comme sportif.
Le sport, terrain d'une compétitrice assumée
Sur un footing entre copines comme sur un terrain de rugby, Delphine Bunel a besoin d'être devant. Elle s'en défend : elle n'est pas mauvaise perdante, elle est compétitrice, nuance qu'elle tient à poser clairement. Cette exigence envers elle-même, née dans le sport, infuse aujourd'hui sa manière de diriger et de représenter le rugby normand.
Défendre le territoire normand, un chantier encore ouvert
Interrogée sur l'esprit conquérant normand, Delphine Bunel répond sans détour : défendre son territoire et le mettre en avant. Un réflexe qu'elle n'avait pas de manière innée, mais qu'elle a construit au fil de ses déplacements sur les terrains de France, en observant comment la Bretagne ou la Corse portent fièrement leurs couleurs. Depuis qu'elle a pris la direction des Valkyries puis du RNR, cette conviction s'est imposée : il faut faire plus, faire mieux, ensemble, pour installer ce réflexe de protection du territoire normand.
Entre une enfance disciplinée, un échec fondateur, un rugby découvert par hasard et une hypersensibilité transformée en atout, Delphine Bunel construit un parcours à contre-courant des trajectoires linéaires. La suite de l'entretien revient sur les étapes qui l'ont menée du CFA du bâtiment à la présidence du RNR, et sur ce qui l'a poussée à fonder Figures de Skills.
L'offre de Delphine BUNEL
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Qui est Delphine BUNEL ?
Delphine Bunel est née à Rouen et a grandi à Grand-Quevilly, dans une famille où le sport tenait une place centrale. Enfant sage et indépendante, elle garde de son éducation une leçon simple, répétée tout au long de son adolescence : faire ce que l'on veut, mais aller jusqu'au bout de son idée et travailler.
Après un échec au concours de professeure d'EPS, elle bifurque vers la formation et passe plus de vingt ans dans un CFA du bâtiment. Le rugby entre dans sa vie presque par hasard : elle devient joueuse, puis dirigeante, avant d'accéder à la présidence. Un parcours construit par étapes plutôt que par un plan de carrière tracé d'avance.
Aujourd'hui, Delphine Bunel dirige Figures de Skills et préside le Rouen Normandie Rugby. Compétitrice assumée, hypersensible revendiquée, elle porte une conviction affirmée : celle de défendre et de mettre en avant le territoire normand, dans le sport comme dans l'entreprise. Sa formule résume son état d'esprit : voir la vie en rose.
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